📢 APPEL À FORMATION – DEVENEZ OBSERVATEUR·ICE DES LIBERTÉS PUBLIQUES

Vous êtes attaché·e à la défense des libertés fondamentales et au droit de manifester ? L’Observatoire girondin des libertés publiques (OGLP) recrute de nouveaux·elles observateur·ices pour documenter et protéger l’exercice des droits citoyens lors des manifestations. En rejoignant l’OGLP, vous contribuez bénévolement à une mission essentielle : observer les pratiques du maintien de l’ordre, constituer des témoignages objectifs et alerter l’opinion publique sur les éventuelles atteintes aux libertés. Votre présence sur le terrain participe à normaliser la surveillance citoyenne du maintien de l’ordre.

Notre prochaine formation aura lieu le 28 mai 2026 à 18h45 à la Bourse du travail de Bordeaux. Durant cette session, vous découvrirez le cadre juridique protégeant le droit de manifester et l’observation indépendante, le fonctionnement concret de l’OGLP (recrutement, organisation des missions), et les pratiques essentielles sur le terrain (consigner les événements, identifier les unités de police, répartir les rôles, assurer votre sécurité et votre protection juridique). Cette formation théorique d’une heure trente sera suivie, si vous le souhaitez et ultérieurement, d’un accompagnement pratique sur le terrain avec des observateur·ices expérimenté·es.

Même si vous n’êtes pas disponible ou intéressé·e personnellement, n’hésitez pas à partager cet appel autour de vous ! Chaque nouvelle personne formée renforce notre capacité collective à défendre les libertés publiques.

Pour toute question ou pour vous inscrire : contact@oglp.org

📅 Rendez-vous le 28 mai 2026 – 18h45
📍 Bourse du travail de Bordeaux
✊ Ensemble, défendons les libertés publiques


	

Rapport 2024 sur le maintien de l’ordre et les libertés publiques à Bordeaux et en Gironde

L’année 2024 marque une évolution contrastée du maintien de l’ordre en Gironde. L’Observatoire girondin des libertés publiques a conduit huit missions d’observation qui témoignent globalement d’un retour à un encadrement plus classique, sans répression disproportionnée généralisée. La présentation systématique des équipes d’observation auprès du commandement s’est déroulée de manière satisfaisante, et le dispositif des Équipes de liaison et d’information (ELI), bien que trop rarement activé, s’est révélé bénéfique pour améliorer les échanges avec les organisateur·ices des événements. Cette apparente normalisation doit néanmoins être nuancée par plusieurs incidents significatifs qui révèlent la persistance de pratiques problématiques.

Les intimidations à l’encontre des équipes d’observation et des manifestants se sont multipliées tout au long de l’année : photographies insistantes, aveuglement volontaire par lampe torche, provocations verbales, dissimulation de l’identité des agents par le recours aux véhicules banalisés et au port de cagoules. Ces pratiques d’intimidation peuvent s’accompagner d’incidents hors du regard des équipes d’observation : s’agit-il d’une volonté délibérée d’échapper au regard tant des observatoires que de la justice ?


Les numéros RIO restent dramatiquement peu visibles malgré l’injonction du Conseil d’État d’octobre 2023, avec parfois aucun agent identifiable sur des groupes de dix policiers Le rassemblement « Freinage d’urgence » à Lerm-et-Musset du 11 au 13 octobre constitue le point d’orgue des préoccupations de l’année 2024. Ce simple campement sur un terrain privé a fait l’objet d’un déploiement de forces massif avec fouilles systématiques, survol nocturne par hélicoptère en pleine nuit, et une communication préfectorale délibérément trompeuse amalgamant des saisies effectuées sur 5900 contrôles (dont 84% sans lien avec la manifestation) à un prétendu arsenal des manifestants. Ce dispositif d’intimidation, comparable à celui déployé à Saïx en début d’année, ne révèle-t-il pas finalement une politique gouvernementale inquiétante de criminalisation et de découragement systématique des mouvements écologistes, constituant une atteinte sérieuse à la liberté d’expression et de réunion ?